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« Il y a une question sur la soutenabilité du modèle de financement des aéroports en France » (Rémi Maumon de Longevialle)

Photo de Jean-Baptiste HEGUY

Jean-Baptiste HEGUY

Publié le 08 avril 2026 à 13:56 - Mis à jour le 06 mai 2026 à 07:56

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Présent sur plus de 70 aéroports, VINCI Airports est aussi largement présent dans onze plateformes régionales françaises. Son directeur général, Rémi Maumon de Longevialle, accorde un entretien à Air&Cosmos pour faire le bilan de l'année passée et évoquer les défis en cours.

Quel est le bilan en termes de trafic des aéroports français de VINCI pour l'année 2025 ? 

En 2025, dans l’ensemble de notre réseau à travers le monde – soit dans plus de 70 aéroports-, nous avons accueilli 334 millions de passagers, soit 15 millions de plus que l’année précédente.

Cette dynamique reste cependant contrastée selon les régions. En France, le marché traverse une période compliquée, notamment à cause de la hausse sur la taxe sur les billets d’avion et de la restructuration du réseau domestique d’Air France, qui impactent fortement les aéroports régionaux. Malgré ce contexte, le trafic a continué à croître en 2025 dans plusieurs de nos aéroports français, comme Lyon, Nantes, Rennes, et ceux situés dans les Alpes. Nous sommes toujours mobilisés pour soutenir la croissance de nos plateformes françaises, même dans ces conditions plus difficiles.

Quel est votre avis sur les problématiques de financement des dépenses de sûreté ? Comment repenser le financement des dépenses régaliennes de sûreté et de sécurité ? 

Le financement des dépenses de sûreté et de sécurité repose en France en grande partie sur des mécanismes de taxe affectée, payée par les passagers. C’est un modèle qui pèse sur le coût global du transport aérien et donc sur la compétitivité du secteur par rapport à d’autres pays.

La crise du Covid, et les évolutions structurelles qui ont suivi, ont profondément mis à mal ce modèle déjà fragile. D’une part, les exigences ne cessent de se renforcer, avec des investissements de plus en plus importants en matière d’équipements, de technologies et de ressources humaines. Ceci s’accompagne d’une tendance inflationniste forte sur les coûts depuis 2020. En parallèle, le montant de la taxe et nombre de passagers n’ont pas cru aussi rapidement que les dépenses, ce qui pose aujourd’hui la question de la soutenabilité du modèle et de son évolution dans le temps, notamment pour les aéroports régionaux où les coûts fixes sont plus importants.

Jean-Baptiste HEGUY

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