Très haute contribution : les "Premières" ont de nouveau la cote
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Il y a une dizaine d’années de cela, les standards de classe affaires ont été fortement relevés dans l’ensemble du transport aérien mondial, avec notamment la généralisation des « 3F » : « full flat » (sièges se transformant en couchettes totalement horizontales), « full access » (sièges ayant tous accès aux couloirs) et « full privacy » (généralisation des séparateurs centraux et des portes coulissantes pour créer des sortes de mini-suites). Ce faisant, avec la forte remontée en gamme des business class, sous l’impulsion notamment des compagnies du Golfe et des compagnies asiatiques, certains experts ont évoqué une possible disparition des cabines de premières classes, plus forcément nécessaires compte tenu des très forts investissements qu’elles nécessitaient pour leur conception et leur mise en place.
Comme l’expliquait Fabien Pelous, directeur de l’Expérience client chez Air France, dans Air&Cosmos n°2867 (14 mars 2024), comparer les coûts d’investissement d’une classe affaires et d’une Première, « c’est comparer le coût d’un palace et d’un hôtel quatre étoiles, même si ce dernier peut avoir un très bon service par ailleurs ». La question centrale est de savoir si le bilan coût-avantages vaut l’investissement en temps, en argent et en conception d’un type très spécifique de cabines qui nécessite au moins trois ans entre le travail sur les premiers concepts et le moment où on équipe les premiers avions. « Beaucoup de compagnies se demandent s’ils doivent avoir une première classe ou pas. Pour Air France, c’est une évidence. La Première, c’est le symbole du meilleur d’Air France, de l’excellence du service », explique Fabien Pelous, directeur de l’Expérience client chez Air France. La nouvelle Première d’Air France a donc été dévoilée en mars 2025. « Pendant la période du Covid, nous avions continué à avoir la clientèle de première classe et encore plus après la levée des interdictions de voyages. C’est notamment le cas de la clientèle américaine. Dès que les vols entre les Etats-Unis et l’Europe ont été rouverts, nos clients étaient au rendez-vous avec l’envie de voyager à nouveau dans les meilleures conditions possibles. Les Etats-Unis pour la Première constituent donc un marché très important ».