Affrètement aérien : un modèle à mieux encadrer
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Pour une première, ce fût un vrai succès. Le colloque sur les problématiques de l’affrètement aérien que la CRPN (Caisse de retraite du Personnel Navigant de l’Aéronautique Civile) a organisé le 10 mars au cœur de Paris a fait salle comble.
Comme le rappelle la CRPN, le transport aérien mondial connaît une croissance spectaculaire : en 2024, un total de 178 millions de passagers ont transité par des aéroports français, soit une croissance de 17% par rapport à 2023. Mondialement, la dynamique de la demande est à l’avenant, puisque selon les prévisions de l’IATA (Association internationale de transport aérien), le trafic aérien mondial devrait atteindre la barre des 10 milliards de passagers à l’horizon 2050. Dans ce contexte, les compagnies aériennes qui n’ont plus suffisamment d’appareils pour faire face à la demande se tournent de plus en plus massivement vers l’affrètement aérien (ou ACMI, selon l’acronyme anglo-saxon signifiant « Aircraft, Crew, Maintenance and Insurance » (Avion, Personnel navigant, Maintenance et Assurance), par lequel une compagnie (« l’affréteur ») loue auprès d’une autre compagnie ou un autre opérateur (« le fréteur ») un avion entier, avec son équipage, pour transporter des passagers et/ou du fret.
En 2024, au niveau mondial, l’affrètement a dépassé 920 000 heures de vol, soit une croissance de 25% par rapport au 738 000 heures d’affrètement de 2023. Le phénomène est particulièrement répandu pour les vols moyen-courriers : 69% des appareils utilisés pour des affrètements sont des Airbus A320 et des Boeing B737.