Le trafic aéroportuaire français n'a toujours pas retrouvé son niveau de 2019
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Six ans après le début du confinement lié à la pandémie mondiale de COVID-19, le trafic aéroportuaire français n'a toujours pas retrouvé sa dynamique d'avant-crise. Les plateformes françaises ont accueilli en 2025 un total de 210 486 219 passagers, soit une croissance de 2,3 % par rapport à 2024, mais encore un retrait de 1,8 % par rapport à 2019. Le nombre des mouvements commerciaux s'établit à 1 805 396 en 2025, en augmentation de 2,2 % sur un an, mais toujours en baisse marquée de 8,3 % par rapport à 2019. Ce décrochage persistant du nombre de mouvements s'explique principalement par l'augmentation de l'emport moyen, passé de 109 passagers par vol en 2019 à 117 en 2025. La montée en puissance des vols low-cost, caractérisés par des taux de remplissage plus élevés (emport moyen de 158 passagers), renforce cette tendance à la concentration du trafic.
Ce retard français est d'autant plus criant quand on le compare au trafic aérien aéroportuaire global de l'Union Européenne. En 2025, il dépasse de 6,6 % son niveau de 2019. La très grande majorité des pays européens a non seulement retrouvé, mais largement dépassé son trafic d'avant la crise Covid-19, avec parfois des croissances à deux chiffres (notamment +23,9 % pour la Croatie et +28,3 % pour la Grèce. La France se positionne loin derrière des pays comparables tels que l'Italie (+18,7 %), l'Espagne (+17 %), le Portugal (+22,6 %), mais également derrière le Royaume-Uni (+1,6 %) et l'Irlande (+12,3 %). A l'exception de l'Allemagne, le trafic français est le seul, parmi ses principaux voisins et concurrents touristiques, à ne pas avoir retrouvé son niveau de 2019.