Aéroports régionaux : les low cost font la pluie et le beau temps
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Aéroport réginal
HEGUY Jean-Baptiste
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En 2025, le trafic low cost a poursuivi sa progression et représente à présent 44,7 % du trafic de France métropolitaine (et 63,3 % hors Paris CDG), en progression de près de dix points par rapport à 2019. « Si on remonte à l’année 2015, on voit que la croissance est encore plus impressionnante puisque la part des compagnies low cost dans le trafic aérien français était seulement de 28,1% il y a dix ans », explique Clara Henné, économiste-statisticienne à l’UAF.
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Le secteur low cost a totalisé plus de 88 millions de passagers en 2025 et dépasse très largement son niveau d'avant-crise, avec une croissance de 25,1 % par rapport à 2019, tandis que le trafic traditionnel demeure en retrait, affichant une baisse de 16,2 % sur la même période. En 2025, le trafic des compagnies low cost a représenté un total de 35 % de l’ensemble des mouvements commerciaux. Et même à l’aéroport de Paris-Orly, la part de trafic des compagnies à bas coûts a bondi à 66 % en 2025 (contre 40 % en 2019). Le trafic low cost représente désormais 62,2 % du trafic des grands aéroports régionaux (ndlr : trafic supérieur à 5 millions de passagers annuels selon la nomenclature de l'UAF). Dans les aéroports régionaux (trafic compris entre 1 et 5 millions de passagers), cette part atteint 59,7 %. Le secteur low cost est par ailleurs largement dominant dans les aéroports de proximité, où il représente 66 % du trafic total, plaçant ces plateformes dans une forte dépendance vis-à-vis des compagnies à bas coûts. En six ans, la part du trafic low cost a augmenté dans l’ensemble des aéroports régionaux, sauf à Bâle-Mulhouse (où il représente quand même 65 % du trafic de la plateforme tri-nationale) et à Bastia, à cause notamment du poids important des OSP.