L'évacuation des Français avance à un petit rythme
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Erica (son prénom a été modifié pour des raisons de sécurité) fait partie des nombreux français qui ont été piégés par les conséquences de la crise iranienne. Salariée d'un employeur émirati comme son mari, elle a attendu un temps des solutions des autorités françaises, avant de se décider à rentrer par ses propres moyens en Europe, avec leurs trois jeunes enfants. Ils ont roulé vers Oman, et c'est là qu'ils ont pris un avion qui les a ramenés en Europe. Après un faux départ, c'est une compagnie moyen-orientale qui les a rapatriés.
L'histoire d'Erica n'est pas unique. Face à un risque majeur, la France a commencé à envisager une évacuation inédite depuis 1962 et le rapatriement des pieds noirs d'Algérie, mais sans le moindre préavis. 400 000 ressortissants sont potentiellement à rapatrier (seuls quelques milliers en ont fait la demande), auxquels s’ajoutent quelques milliers de passagers en transit, un casse-tête inédit pour le centre de crise du Quai d'Orsay.