Le Moyen-Orient au défi de l’arsenal iranien
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Le MRBM Khorramshahr-4, dernier né des MRBM iraniens, dispose d'une portée annoncée de 2000 km.
Iranian Defense Ministry
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Le MRBM Khorramshahr-4, dernier né des MRBM iraniens, dispose d'une portée annoncée de 2000 km.
Iranian Defense Ministry
Depuis le début des frappes américaines et israéliennes, l’Iran répond par une stratégie de frappes sur une échelle régionale. Ces frappes sont permises par les tirs tous azimuts de missiles balistiques courte (SRBM, portée max de 999 km) ou moyenne portée (MRBM, portée max entre 1 000 et 2 999 km). Depuis plusieurs décennies, la République islamique a développé de nombreux systèmes, cumulant aujourd’hui une vingtaine voire trentaine de modèles de SRBM et MRBM différents. Mais des vidéos tournées au Moyen-Orient confirment l’utilisation de missiles balistiques aux capacités pouvant paraître étonnantes.
Dans la nuit du 17 au 18 mars, un missile balistique était filmé en train d’effectuer un virage d’environ 80° en quelques secondes. Cette capacité de changement de direction, dite MaRV (Maneuverable Reentry Vehicle), permet à l’ogive d’effectuer des changements de direction une fois entrée dans l’atmosphère. L’intérêt est d’empêcher les batteries antimissiles de prédire la direction de la charge, rendant l’interception plus compliquée. Les méthodes sont diverses, avec par exemple un quasi-vol plané à l’aide d’ailettes ou encore grâce à un système de propulsion.