MBDA multiplie sa production pour faire face à la demande
Rédaction Air & Cosmos
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Livrer cinq fois plus de missiles Aster qu’initialement prévu ? « On l’a fait. » Quadrupler la production annuelle des Mistral en quatre ans ? « On l’a fait. » Le PDG de MBDA l’a rappelé à plusieurs reprises lors de présentation des résultats annuels, le 26 mars dernier : le missilier a rempli ses objectifs – voire les a dépassés. « Nous sommes sans aucun doute passés à la vitesse supérieure », a déclaré Éric Béranger, qui peut s’enorgueillir d’avoir doublé sa production totale de missiles entre 2023 et 2025 et qui projette une nouvelle augmentation de 40 % pour la seule année 2026. « Les produits MBDA remplissent leurs missions, ils font ce qu’on leur demande de faire, ils sont fiables, et c’est pour cette raison que nous recevons beaucoup de demandes à l’heure actuelle. »
Guerre en Ukraine, remise en cause du droit international, conflit en Iran… Dans un contexte géopolitique plus que tendu et face à la multiplication des conflits, MBDA joue sa carte d’industriel produisant des « capacités critiques », que les gouvernements européens et alliés en plein effort de réarmement s’arrachent. Et pour faire face à la demande, MBDA mise sur la constitution de stocks, une logique poussée depuis 2022 par le ministre des Armées d’alors, Sébastien Lecornu, pour soutenir la volonté de lancer une « économie de guerre » voulue par Emmanuel Macron. « Nous n’attendons plus les contrats pour produire, nous produisons pour mettre en stock les produits en forte demande », explique Éric Béranger. Et cette mesure a coûté environ un milliard d’euros en fonds propres, poursuit-il, insistant sur « l’absolue nécessité d’être agile, de s’adapter et d’innover ».
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