Drones de combat furtif : Airbus LOUT ou Dassault nEUROn ou les deux ?
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Airbus/Air&Cosmos
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Airbus/Air&Cosmos
Dans un entretien accordé à Defense News, le 3 novembre, le chef d'Etat-Major de la Luftwaffe, le général Ingo Gerhartz, estime qu'il est possible "d'avoir les remote carriers (effecteurs ou drones accompagnant l'avion de combat/ndlr)" prévus dans le cadre du programme SCAF (Système de Combat Aérien du Futur) "beaucoup, beaucoup plus rapidement", sous-entendu que l'avion de combat de nouvelle génération NGF. Et, "nous avons besoin de les avoir beaucoup, beaucoup plus tôt", souligne le général Ingo Gerhartz. La Luftwaffe veut donc aller plus vite en matière de drones de combat.
La guerre en Ukraine a en effet accéléré les calendriers et les besoins des armées européennes. Avec un démonstrateur d'avion de combat NGF dont le premier vol est désormais prévu vers 2028-2029 et une mise en service d'un appareil abouti vers 2040, le chef d'Etat-Major de la Luftwaffe estime très lucidement qu'une accélération du calendrier sur les différents effecteurs (versions ISR, brouillage, attaque au sol,...) est donc nécessaire et techniquement faisable. D'autant que les actuelles plateformes pilotées, Rafale et Eurofighter, vont bénéficier de mises à jour (exemple standard F5 pour le premier). Beaucoup de choses peuvent en effet se passer d'ici 2040 et il s'agit donc d'être prêt face à des menaces qui auront aussi certainement évolué.