Patrick Pailloux, un DGA canal historique, ancré dans l'agilité
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Patrick Pailloux, nouveau patron de la DGA, bouscule les codes de l'institution.
J.M. Tanguy
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Patrick Pailloux, nouveau patron de la DGA, bouscule les codes de l'institution.
J.M. Tanguy
Le vent du changement souffle dans les couloirs de la Délégation générale de l'armement (DGA). Comme Air & Cosmos l'avait annoncé, Patrick Pailloux entend bien faire bouger les choses, trois mois après son arrivée à la tête de l’institution qui souffle ses 65 bougies cette année. La Délégation ministérielle de l'armement, créé en 1961 par le général de Gaulle pour doter rapidement la France de l'arme nucléaire, s’est illustrée par des succès rapides avec le couple Mirage IVA/AN11 pour l'armée de l'Air dès 1964, et le Redoutable pour la Marine 10 ans plus tard.
Pourtant, comme l’a rappelé Patrick Pailloux devant une poignée de journalistes le 4 février, si la DGA de 2026 doit être toujours garante de l'efficacité de la dissuasion nucléaire française, elle doit aussi pouvoir amener beaucoup plus d'agilité. Un domaine où elle s’est avérée, historiquement, beaucoup moins efficace.
Task forces
Pour pallier ce manque, Patrick Pailloux met en place des équipes commandos, composées d’experts de domaine, de militaires des forces et d’industriels. La DGA veut ainsi pouvoir, grâce à ces task forces, être plus efficace, plus rapidement et pour moins cher dans les domaines les plus variés : la lutte anti-drones, les drones, les munitions téléopérées, le nucléaire, radiologique, biologique ou chimique (NRBC)... A chaque fois, l’équipe dédiée s'appuiera sur le capital humain et technique des centres d'essais et d'expertise, au nombre d’une vingtaine, en province. Ils constituent le véritable capital de la DGA, qui, sans eux, se limiterait presqu’à un rôle de centrale d'achat, une « procurement agency » comme le DGA en rencontre au cours de ses voyages en Europe.