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Galileo : avec Celeste, l’Europe conforte son avance sur le GPS

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Daniel Chretien

Publié le 01 mai 2026 à 03:00 - Mis à jour le 06 mai 2026 à 07:58

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Le déploiement des premiers satellites européens Celeste en mars constitue un premier jalon pour l’augmentation du système européen de positionnement Galileo par l’orbite basse. Une mission clé pour les gouvernements, qui dépendent encore du GPS américain pour leurs opérations stratégiques.

C’était la première fois que l’Agence spatiale européenne, l’ESA, a eu recours au microlanceur américain Electron de Rocket Lab. Le 28 mars deux démonstrateurs, Celeste IOD-1 et IOD-2, ont été mis en orbite basse avec succès. Ils vont servir de base à une future augmentation du système européen Galileo de positionnement et de temps. Bien que ces satellites soient les précieux prototypes d’un programme stratégique européen, l’ESA a justifié son choix de les faire voler sur un lanceur américain depuis un sol étranger (Nouvelle Zélande) par l’urgence, pour ne pas perdre les fréquences octroyées. En outre, dans le contexte géopolitique actuel, les gouvernements ne peuvent attendre plus longtemps.

Augmentation d’un programme souverain

Celeste IOD-1 est un cubesat 12U développé par un consortium mené par l’entreprise espagnole GMV, à partir d’une plateforme fournie par Alen Space. IOD-2 est un cubesat 16U fourni par un consortium mené par Thales Alenia Space (la plateforme est construite par GOS). Ces deux démonstrateurs inaugurent une première constellation, car neuf autres microsatellites (dont un de réserve) sont à venir dès 2027. Quatre pèseront 100 kg et seront fournis par GMV et OHB, quatre autres seront fournis par Thales Alenia Space et Deimos. Ils doivent passer la revue de design critique (CDR) cet été. À terme, c’est une constellation de plusieurs dizaines de satellites qui est attendue. Le nombre définitif variera selon les financements à venir, mais il peut grimper jusqu’à 200 satellites.

Nous ne le rappellerons jamais assez : l’Europe a son propre système GPS, Galileo, qui fournit un service de positionnement et d’horloge parmi les plus performants au monde. Le système piloté et financé par la Commission Européenne est réputé pour avoir une meilleure précision que le GPS américain, le Beidou chinois ou encore le Glonass russe. Mais le réseau n’est pas suffisant pour certaines applications. Il a déjà été amélioré par le système EGNOS, utilisant un réseau de stations terrestres et un segment spatial en orbite géostationnaire. Il sert notamment à améliorer la géolocalisation et la précision horaire pour les phases d’atterrissage et de décollage d’un avion. Avec le programme LEO-PNT (Low Earth Orbit Positioning Navigation Timing) de l’ESA, qui comprend Celeste, le but est de rendre le service encore plus précis, plus robuste, mais ce n’est pas tout.

Daniel Chretien

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