Rocket Lab déploie Celeste, premier jalon de l’augmentation de Galileo
Ce contenu est réservé aux abonnés

Media DR
Ce contenu est réservé aux abonnés

Media DR
C’est la première fois que l’Agence spatiale européenne, l’ESA, a recours au microlanceur Electron de Rocket Lab. Le décollage a eu lieu depuis Mahia Peninsula ce matin à 10 h 14 heure de Paris (22 h 14 heure locale). Deux microsatellites démonstrateurs, Celeste IOD-1 et IOD-2, ont été mis en orbite basse avec succès. Ils serviront de base à une future augmentation du système européen de positionnement et de temps Galileo. Tandis que ces satellites sont des prototypes d’un programme stratégique européen, l’ESA a justifié son choix de les faire voler sur un lanceur américain depuis un sol étranger (Nouvelle-Zélande) par l’urgence. Aucun autre lanceur européen n’étant disponible, il fallait faire ce choix pour ne pas perdre les fréquences octroyées à cette mission, a précisé l’ESA.
Celeste IOD-1 est un cubesat 12U développé par un consortium mené par l’entreprise espagnole GMV et sera piloté depuis Madrid. La plateforme satellite a été fournie par Alen Space. IOD-2 est un cubesat 16U fourni par un consortium mené par Thales Alenia Space (plateforme fournie par GOS). Ces deux démonstrateurs serviront de base à une première constellation, car 9 autres microsatellites (dont un de réserve) sont à venir en 2027. 4 pèseront 100 kg et seront fournis par GMV et OHB, 4 autres seront fournis par Thales Alenia Space et Deimos. Ils doivent passer la revue de design critique (CDR) cet été. À terme, c’est une constellation de plusieurs dizaines à 200 satellites qui est attendue.