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Artemis 2 : la question piquante des radiations

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Daniel Chretien

Publié le 01 avril 2026 à 10:00 - Mis à jour le 06 mai 2026 à 07:56

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La présence d’un équipage à bord du vaisseau Orion lancé vers la Lune soulève le problème des radiations, présentes au-delà de l’atmosphère terrestre et nocives pour la santé. Air & Cosmos a interrogé Patricia Reiff, experte en météorologie spatiale à l’Université Rice, à Houston au Texas.

Quand les astronautes sont-ils soumis à des rayonnements énergétiques et quels sont les risques ?

Les astronautes rencontrent du rayonnement énergétique dans trois circonstances. Tout d’abord, lors de la traversée des ceintures de Van Allen [entre 1 000 et 6 000 km d’altitude]. Cette traversée est relativement rapide et l'orientation du vaisseau spatial peut réduire cet impact. Il y a ensuite les rayons cosmiques galactiques. Ils sont très énergétiques, difficiles à protéger et persistants. Heureusement, certaines zones du vaisseau Orion sont mieux isolées que d'autres. Nous venons aussi de passer le pic du cycle solaire : le vent solaire puissant diminue les rayons cosmiques galactiques. Enfin, il y a les particules énergétiques solaires, dites SEP (Solar Energetic Particles). Elles sont épisodiques et intenses (un à deux jours), moins énergétiques que les rayons cosmiques galactiques, mais elles constituent néanmoins un danger. La tempête que nous avons connue au mois de janvier était la pire depuis 20 ans. Mais on peut se protéger des SEP avec environ 6 mm d'aluminium ou 10 cm d'eau. Il est donc essentiel de se trouver à l'intérieur d'Orion pendant une tempête solaire. Une étude a été réalisée lors de la mission Artemis 1 afin de mesurer à la fois les effets du rayonnement de Van Allen et les effets galactiques, mais elle n'a pas été menée pendant une tempête solaire.

Daniel Chretien

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