MaiaSpace : futur champion européen du réutilisable ?
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MaiaSpace fête ce mois-ci ses quatre ans de fonctionnement. Cependant, son histoire est un peu plus ancienne, selon que l'on parle des prémices, de l'annonce du projet ou du lancement opérationnel de l'entité juridique. Ainsi, la jeune pousse s'appuie sur les travaux d'ArianeWorks, l’accélérateur d'innovation créé en février 2019 par le Cnes et ArianeGroup pour accélérer l'innovation sur les lanceurs du futur, en particulier la réutilisabilité. Travaillant en mode « agile » (avec des équipes réduites, des cycles courts et une forte ouverture vers les PME et les startups), ArianeWorks s’est associé aux projets européens de démonstrateur Themis (un premier étage de fusée réutilisable) et de moteur à bas coût Prometheus. Le 6 décembre 2021, le projet de minilanceur réutilisable Maia a officiellement été annoncé par le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, lors d'un déplacement sur le site d'ArianeGroup à Vernon (Eure). L’homme politique n’a alors pas hésité à parler de « SpaceX français ». Puis MaiaSpace a officiellement été créée le 21 décembre 2021 en tant qu'entreprise (filiale d’ArianeGroup), mais n’a réellement pris forme que cinq mois plus tard avec une équipe fondatrice composée d’une quinzaine de personnes, fonctionnant en mode « commando » et profitant de l'expertise de sa maison-mère. La société compte aujourd’hui environ 350 salariés. Son siège social est basé à Vernon, dans l’Eure, tout comme ses ateliers de conception et d’essais, tandis que les bureaux se trouvent dans le quartier d'affaires de La Défense, dans les Hauts-de-Seine. Mais, si elle est basée en France, MaiaSpace se revendique franco-allemande de part son actionnariat, et surtout européenne de part son lanceur, produit avec des partenaires dans toute l'EU (40 % des coûts du lanceur seront générés hors France, en Europe).