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Des opportunités sur la Lune pour la recherche française

Photo de Pierre-François Mouriaux

Pierre-François Mouriaux

Publié le 17 juin 2023 à 04:00 - Mis à jour le 06 mars 2026 à 16:03

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L’atterrisseur Chang’e 6 sera une copie de l’atterrisseur Chang’e 5

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L’engouement actuel pour notre satellite naturel permet aux scientifiques de l’Hexagone, avec le soutien du Cnes, de préparer une série d’équipements prometteurs, notamment pour deux missions programmées d’ici 2025.

On se souvient que la petite astromobile émiratie Rashid 1 devait être déposée le 25 avril sur la Lune par la mission privée Hakuto-R M1 de la société japonaise ispace, mais que l’atterrisseur s’était écrasé au sol, vraisemblablement victime d’une panne d’ergols dans les dernières secondes de vol (voir Air & Cosmos n°2828). Rashid 1 (prénom du Sheikh Rashid ben Saïd Al Maktoum, émir de Dubaï de 1958 à 1990) devait fonctionner durant une demi-journée lunaire (14 jours terrestres), et s’éloigner de quelques centaines de mètres de l’atterrisseur dans la région du cratère d’impact Atlas, situé dans le quadrant nord-est de la face visible de la Lune, en bordure de la Mer du Froid (Mare Frigoris). L’engin embarquait avec lui plusieurs instruments scientifiques émiriens destinés à l’étude géologique et minéralogique du régolithe lunaire, ainsi que trois mini-caméras spatialisées, appelées Caspex (CAmera for SPace Exploration), fournies par le Cnes et la société francilienne 3D Plus, spécialisée dans la miniaturisation des modules électroniques par empilage des composants. Malgré l’échec de la mission Hakuto-R M1, les responsables d’ispace n’ont pas baissé les bras, au contraire, pointant le jour même les prochains objectifs : les missions M2 et M3, dès 2024 et 2025, la première emportant à nouveau une astromobile, cette fois construite au Luxembourg et chargée de collecter du régolithe lunaire pour la Nasa. « Il est encore prématuré de dire si des caméras Caspex repartiront prochainement vers la Lune, nous répond Francis Rocard, responsable des programmes d’exploration du Système solaire au Cnes. Mais il existe des perspectives, entre la mission Hakuto-R M2 d’ispace et la construction de Rashid 2 par le Centre spatial Mohammed bin Rashid, annoncée dès le 26 avril par l’émir de Dubaï… »

Pierre-François Mouriaux

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