The Exploration Company tenté de racheter Orbex : premier séisme dans le New Space européen des lanceurs ?
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Le New Space européen s’approcherait-il de l’heure de vérité ? The Exploration Company et Orbex ont initié le tout premier mouvement de consolidation entre acteurs de premier plan. Par consolidation, faut-il entendre Darwinisme ? La PDG de The Exploration Company Hélène Huby confirme que cet accord serait win-win (gagnant-gagnant). Mais ce deal est aussi un revirement stratégique, voire un signe majeur de faiblesse pour Orbex et pour le New Space britannique en général. Seulement deux mois après que le Royaume-Uni soit un des seuls États membres de l’agence spatiale européenne à baisser sa contribution au budget. Empêtré dans un budget difficile, le Royaume-Uni est forcé de revoir ses ambitions à la baisse. Un signal pour la France qui a toutes les peines du monde à voter un budget pour 2026.
Le 21 janvier, Orbex a annoncé avoir signé une lettre d’intention avec The Exploration Company pour éventuellement se faire racheter. La start-up Orbex a fêté ses 10 ans en 2025 et reste toujours assez loin du premier vol de son micro-lanceur Prime. La compagnie est passée par moultes péripéties : effets post-Brexit, paralysie gouvernementale privant tout soutien équivalent à ce qu’on a pu voir en France ou en Allemagne, gouvernance, avortement de projet de pas de tir après un long démêlé judiciaire. Toutes ces épreuves avaient ralenti la progression d’Orbex face à la concurrence. Orbex vient d’ailleurs de fermer sa filiale au Danemark. La compagnie avait même créé la surprise en étant sélectionnée en 2025 dans le cadre du European Launch Challenge de l’ESA. Mais lors du vote du budget de l’ESA, Le Royaume-Uni avait réduit son soutien financier à l’entreprise.