Motorisation hybride, GE avance sur l’intégration de la machine électrique
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GE Aerospace
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C’est sur le site d’essais de GE Aerospace, à Peebles dans l’Ohio, à proximité de Cincinnati que les essais au sol d'un moteur Passport modifié ont été réussis en 2025, dans le cadre du projet de démonstration de la Nasa pour l'extraction de puissance des turboréacteurs. L'objectif : approfondir la compréhension de l'intégration et des commandes du système du turboréacteur hybride électrique, au-delà des simples composants autonomes. Par le passé, aussi bien la Nasa que GE Aerospace, ainsi que d'autres acteurs, ont travaillé au développement de moteurs hybrides et ont déjà testé des composants, notamment des commandes de systèmes d'alimentation et des moteurs électriques.
La démonstration réalisée sur le site d'essai de Peebles représente le premier test d'un système intégré. Le GE Passport employé dans le cadre de cette campagne d’essais au sol présente l’avantage d’être très proche des turboréacteurs actuels employés sur les Airbus A320neo et autres Boeing 737 MAX. Destiné aux avions d’affaires haut de gamme et à grande autonomie - la famille Bombardier Global 7500-8000 - c’est un double corps, double flux, à haut taux de dilution (5,6:1). Le Passport présente un autre avantage de taille, puisqu’il s’agit d’un cousin technologique très proche du Leap de CFM International (coentreprise GE et Safran) actuellement en service, mais avec des dimensions réduites. Ce qui n’est pas sans intérêt majeur. Le GE Passport a vu la première adoption d’un disque aubagé monobloc (DAM) d’un diamètre de 130 cm sur ce type de moteur, parmi d’autres avancées technologiques et/ou industrielles. Citons notamment les aubes en titane forgé, en forme de cimeterre, qui sont soudées par friction sur leur moyeu.