6e génération NGAP, la rupture technologique outre-Atlantique
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Pratt & Whitney
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Plus de poussée et/ou une amélioration de la consommation de carburant. Cela pourrait s'apparenter à un oxymore, mais c'est bien l'ambition forte affichée par le moteur Next Generation Adaptive Propulsion (NGAP), littéralement Propulsion adaptative de nouvelle génération. Celui-ci doit équiper le futur avion de combat de sixième génération F-47 de Boeing, alias Next Generation Air Dominance (NGAD, soit Domination aérienne de nouvelle génération).
Si le F-47 remplacera le F-22 à terme, ce n’est pas un « simple » autre jet de combat, mais bien une famille de systèmes centrée autour de l’avion. Son ambition est d’intervenir là ou son prédécesseur est encore incapable de se rendre : au cœur d’espaces aériens fortement défendus, faisant ainsi face à des défenses aériennes avancées, tant chinoises que russes. Car le F-22, entré en service en 2005, commence à sentir le poids des années. Et avec une autonomie qui dépasse à peine les 1 000 km (590 nautiques), il dépend lourdement des tankers.
Selon les déclarations de l’US Air Force, le NGAD sera capable de croisière supersonique soutenue, et disposera de capteurs avancés et de systèmes modulaires. Cependant, cette pénétration en profondeur des défenses aériennes adverses en toute furtivité - et devant donc se passer d’un ravitaillement en vol à proximité relative du champ de bataille pour des raisons de discrétion - suppose en conséquence une autonomie ad hoc, que ce soit pour le théâtre d’opérations de l’Eurasie ou même au-delà, au-dessus du vaste océan Pacifique.