Armement : Safran ED étend ses capacités avec agilité
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Rafale Marine en configuration nounou avec des réservoirs externes et la Nacelle de RAvitaillement de Nouvelle Génération (NARANG).
Marine nationale
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Rafale Marine en configuration nounou avec des réservoirs externes et la Nacelle de RAvitaillement de Nouvelle Génération (NARANG).
Marine nationale
Safran Electronics & Defense est adepte de l’équilibre. Son chiffre d’affaires de 1,8 Md€ repose ainsi sur trois pieds : un tiers d'optronique (dont la moitié d'optronique portable et l'autre embarquée), un tiers de systèmes de navigation et un tiers d'équipements intégrés, allant de l'AASM aux drones, en passant par le système de leurrage Skyjacker. Cela ne l’empêche pas d’afficher de fortes ambitions sur ce dernier pilier comme le détaille Alexandre Ziegler, directeur Défense de l’électronicien, pour Air & Cosmos, avec de nouvelles méthodes pour répondre aux exigences d’un environnement marqué par les conflits.
Développé à partir d’une architecture décidée à la fin des années 1990 pour un appel d'offres international émis par le service des programmes de missiles tactiques, l'armement air-sol modulaire (AASM, Hammer chez l'industriel) est employé au combat par la France depuis 2007. Depuis, Safran ED renouvelle le concept en permanence à la lueur des retours d'expérience des tirs opérationnels. Il fait aussi évoluer la gamme avec un nouvel autodirecteur bimode LIR (laser et infrarouge), qui vient d'être qualifié. La France et les clients export pourront les déployer dès l'an prochain.
Signe d'évolution majeure, l'industriel a aussi accepté l'ouverture d'une ligne d'assemblage hors de France, plus exactement en Inde. Un pays qu'Alexandre Ziegler connaît bien puisqu'il fut ambassadeur de France (2016-2019). « L'Inde est un client historique depuis 70 ans. En navigation inertielle, le Hammer est arrivé dans le sillage du Rafale avec une première commande il y a cinq ans. Les trois lots qui ont servi en opérations, sur des tirs sensibles, ont achevé de les convaincre que c'est le bon armement pour leurs besoins », explique-t-il. Il poursuit : « Comme les Ukrainiens l'ont aussi découvert : il peut être tiré de très bas et néanmoins frapper verticalement la cible car il est propulsé, contrairement aux bombes planantes. Il est aussi très précis dans l'environnement de brouillage GPS, grâce à sa navigation inertielle ».