En Occitanie, Daher et Aura Aero élaborent le futur MALE
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Aura Aero
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« La DGA cherche à changer sa méthode de travail », explique Christophe Robin, vice-président de l’Ingéniérie/responsable de la Conception chez Daher. « Elle consiste à tendre vers l’agilité, en inversant la logique implémentée jusqu’alors. Le but est de livrer aux armées du matériel rapidement et en nombre, j'insiste sur ces deux notions. Côté industriel, partir d’une plateforme existante, c’est déjà gagner du temps », explique Christophe Robin. Rapidement, Daher Aircraft en a presque fait la démonstration lors du vol réalisé en novembre, par le biais d’un TBM 700 modifié à cet effet au-dessus de la chaîne des Pyrénées.
« A la suite de la signature au Bourget, nous avons débuté les travaux vers la fin août-début septembre 2025, puis nous avons fait voler [le démonstrateur] en novembre de la même année. Le but était une démonstration d'agilité, d'une capacité à faire évoluer et à mettre en oeuvre quelque chose rapidement sur une machine », poursuit Christophe Robin. Daher a eu trois mois de travail effectif avec un peu de préparation en amont. « Les mois de juillet-août ont été consacrés à l'organisation. Pendant cette période très courte, tout le travail technique a été effectué, mais également l'inter-façage avec Thales à Toulouse et nous-mêmes. Il est d’une importance capitale pour les forces armées de disposer d’entreprises capables de s'organiser et d’être réactives très rapidement. Que ces dernières puissent s'adapter rapidement à une situation changeante », détaille Christophe Robin.
Une telle réactivité est rendue nécessaire par le fait qu’à l’heure actuelle, personne ne connaît le besoin de l'armée, lequel dépendra du prochain conflit. « Nous raisonnons donc par rapport à certaines données et à l'évolution de la doctrine issue du conflit en Ukraine. Ce matériel sera utilisé dans un contexte d'opérations dont nous n’avons pas connaissance actuellement. Il y a néanmoins des invariants, tels que l’automatisation, la station-sol qui n'a pas de raison d'être très différente, pour ne citer que ces éléments. En revanche, en termes d'intégration des charges utiles, de mission, de besoin de persistance, de compromis entre la performance de la machine et de temps de persistance, ce sont des éléments qui vont dépendre des armées », ajoute Christophe Robin. Partir d'un avion existant pour faire un drone comporte des avantages et des inconvénients.