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Airbus A320 : 100 appareils restent cloués au sol, les radiations solaires en cause

Photo de Daniel Chretien

Daniel Chretien

Publié le 01 décembre 2025 à 10:10 - Mis à jour le 06 mars 2026 à 14:02

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Airbus

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Le vendredi 28 novembre, Airbus avait recommandé aux compagnies aériennes de laisser au sol les 6000 A320 en activité par précaution le temps de résoudre un risque de défaillance d’un logiciel. Après un weekend perturbé, la situation revient à la normale mais une centaine d’avions reste immobilisée.

Le constructeur avait émis une AOT (note d’alerte opérationnelle), une notification aux compagnies aériennes signalant une défaillance du logiciel du calculateur ELAC en charge de la gouverne de profondeur et des ailerons. Produit par Thales, le logiciel a connu un « événement » fin octobre sur un appareil de la compagnie JetBlue, révélant la possible corruption des données à causes des radiations solaires ». Un facteur négligé ?

Radiations solaires en cause ? une première

L’appareil de JetBlue avait soudainement piqué vers le bas, obligeant les pilotes à le poser en urgence. Airbus a enquêté et déclare que des radiations solaires peuvent corrompre les données du logiciel. Or, ces données sont essentielles pour les commandes du vol. Airbus a donc recommandé par précaution la suspension des vols de près de 6000 appareils concernés. Par conséquent, le trafic aérien a été perturbé ce weekend par des retards et des annulations de vols.

La cause de l’incident est une première. Le logiciel compte plus de 50 millions d’heures de vol sur plus de 10 000 appareils, selon Thales, qui précise que son calculateur est certifié par l’EASA et la FAA et en opération depuis 2001. L’ELAC a donc traversé deux pics d’activité solaire avant celui que nous connaissons depuis deux ans (le cycle d’activité solaire dure 11 ans), sans incident. De plus, selon les rapports de météo de l’espace, le 30 octobre était le premier jour d’une situation d’orage géomagnétique classé comme mineur (indice Kp : 5,3 sur 9), ce qui arrive presque deux fois par semaine.

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Un avion en vol à une altitude de croisière est régulièrement soumis à des radiations mais il est très rare qu’elles aient un impact à la surface ou dans notre atmosphère, et encore moins en basse latitude. L’appareil de JetBlue volait dans le golfe du Mexique au moment de l’incident. Cet événement exceptionnel oblige donc à plus de prudence et à revoir la résilience de la version du logiciel en cause. Toutefois, Thales est certes maître d’œuvre du calculateur ELAC mais le logiciel est fourni par une entreprise tierce dont l’identité n’a pas été communiquée par Airbus, qui assume sa pleine responsabilité.

Retour à la normale

Dans un communiqué de ce lundi matin 1er décembre, Airbus a notifié que la situation est revenue à la normale pour la plupart des appareil (qui nécessitaient juste une mise à jour). Seule une centaine d’avions reste au sol ce matin car ils nécessitent une intervention plus importante.

Daniel Chretien

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